L’exposition « Miroir du Prince ». Immanquable

En partenariat exceptionnel avec le Musée du Louvre, le Musée Rolin d’Autun et le Musée Vivant Denon de Châlons tiennent jusqu’au 19 septembre une exposition qui fera date. « Miroir du Prince » fait le point sur le mécénat artistique des plus hauts dignitaires de la Cour des Ducs de Bourgogne, Nicolas Rolin en premier lieu, et éclaire, en miroir, le faste culturel du XVème siècle bourguignon. Immanquable. 

Vidéo sur l’exposition Miroir du Prince, auteur Gérard Drexler

Dans l’aura des Ducs, les hauts dignitaires de la cour de Bourgogne, hommes d’Église, nobles et officiers, développent un goût assuré pour l’art et les objets luxueux. Par mimétisme, ils commandent des œuvres aux grands artistes de cour de l’époque, mais  aussi aux artistes locaux : Jan Van Eyck, Rogier Van der Weyden, Claus de Werve, Jean de la Huerta, Antoine le Moiturier ou encore Pierre Spicre et les Changenet, enrichissant considérablement le patrimoine des cités dans lesquelles ils résident et officient.

Tout comme Autun qui apporte un regard renouvelé sur les grandes commandes artistiques des familles Rolin et Clugny, le volet chalonnais s’articule autour de figures de grands commanditaires. Il fait la part belle à Nicolas Rolin, chancelier du duc Philippe le Bon, et à son épouse Guigone de Salins, en mettant l’accent sur une de leurs grandes fondations, l’Hôtel-Dieu de Beaune. Jean Germain, évêque de Chalon-sur-Saône, a également joué un rôle important, dans l’installation et la diffusion de l’Ordre de la Toison d’Or dont il avait été nommé grand chancelier par le duc Philippe le Bon.

En parallèle de ces grandes figures de commanditaires, l’exposition Miroir du Prince replace dans son contexte un événement chalonnais qui a été relaté dans de nombreuses chroniques de l’époque : le Pas d’Armes de la Fontaine des Pleurs (1450), tournoi chevaleresque et courtois au cours duquel le chevalier Jacques de Lalaing a remis son titre en jeu pendant un an sur l’île Saint-Laurent, alors que, jusque-là, les pas d’armes ne duraient que quelques semaines, voire quelques jours.

Bénéficiant de prêts français et étrangers prestigieux et inédits, l’exposition présente pour la première fois réunis sculptures, peintures, vitraux, tapisseries, manuscrits, dessins, objets précieux, qui sont autant de témoignages du rôle de ces hauts fonctionnaires dans la création et la diffusion de foyers artistiques sur le territoire.

Pour en savoir plus lien vers le site internet du Musée Denon

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